Beetlejuice, la suite !

20131022-094543.jpg

Le projet date de 1990, Tim Burton engagea alors le scénariste Jonathan Gems pour écrire une suite qui se déroulerait à Hawaii : Beetlejuice Goes Hawaiian, Michael Keaton et Winona Ryder étaient partants à la condition que Burton réalise de nouveau le film. Mais celui-ci était trop accaparé par la production de Batman, Le Défi et le projet fut mis de côté.
En 2011, la Warner engage le scénariste Seth Grahame-Smith pour écrire un nouveau scénario.

20131022-095037.jpg

Hier le site The Wrap nous apprend que le réalisateur est officiellement en pourparlers avec la Warner pour enfin diriger cette suite. Grahame-Smith (auteur du livre Abraham Lincoln : Vampire Hunter et scénariste du dernier film de Burton : Dark Shadows) écrira donc cette suite dont on ne connaît pour l’instant pas la trame.
La grande inconnue reste l’agenda de Burton qui est rattaché à deux autres projets : il devait adapter le roman de Ransom Riggs : Miss Peregrine s Home for Peculiar Children mais rien n’est moins sûr maintenant et il pourrait laisser sa place de réalisateur sur ce film.

20131022-100754.jpg

Son prochain film cependant pourrait être le film Big Eyes, un biopic sur le peintre Margaret Keane avec Amy Adams et Christoph Waltz, mais encore une fois rien est sûr et Burton pourrait très bien bousculer son agenda pour pouvoir réaliser la suite de Beetlejuice en premier.
Il est intéressant de noter que, à part ce projet là, il n’existe qu’une suite dans toute la filmographie de Burton, c’est Batman Le Défi, celui là même qui l’empêcha de concrétiser la suite de Beetlejuice. Dans ce cas là, c’était plutôt une bonne idée car le film s’est révélé bien meilleur que le premier, le studio ayant laissé Burton plus libre d’offrir sa vision. Il en résulte un film plus sombre et poétique sur la dualité et l’acceptation de la différence.
Dans le cas de Beetlejuice, on peut se poser la question de la légitimité d’une suite. Attendons de voir en tout cas !

Et pour patienter, revoyons la géniale scène du dîner dans laquelle les protagonistes se mettent à chanter, possédés, la Banana Boat Song de Harry Belafonte :

Superman : Tournage et court metrage pour les 75 ans

Premièrement, le film de Zack Snyder, provisoirement intitulé Batman Vs Superman et attendu en 2015, commence son tournage ce weekend à Los Angeles. Il s’agira d’une scène de stade, pendant un match de football américain qui oppose l’équipe de l’université de Gotham City à celle de l’université de Metropolis. La scène se déroulera, dans le film, à Gotham City. Les deux personnages principaux n’apparaissent pas pour l’instant.

Ensuite, pour les 75 ans de Superman, Zack Snyder s’est associé à Bruce Timm (responsable de la série Batman, The Animated Serie ou encore Superman ou Justice League) pour créer un court-métrage de 2 minutes reprenant les couvertures de comics les plus iconiques et les différentes incarnations du personnage : comics, séries, films etc… On y retrouve le célèbre thème de John Williams puis celui de Hans Zimmer.
Le film fut diffusé en exclusivité sur le site d’Entertainment Weekly, et sortira en bonus sur le Blu Ray du film Man Of Steel, le 23 octobre en France.

Le Top 10 2013 de Tarantino

20131006-233537.jpg

L’homme est coutumier du fait. En bon cinéphile qu’il est, on l’imagine très bien passer, quand il ne tourne pas, son temps dans les salles de ciné. Il a du voir beaucoup de films cette année, à nouveau, et il nous offre aujourd’hui son top 10, pour l’instant. A noter qu’il n’y a pas d’ordre de classement, ils sont donc rangés par ordre alphabétique :

Afternoon Midnight de Jill Soloway
Before Midnight de Richard Linklater
Blue Jasmine de Woody Allen
The Conjuring de James Wan
Drinking Buddies de Joe Swanberg
Frances Ha de Noah Baumbach
Gravity de Alfonso Cuaron
Kick Ass 2 de Jeff Wadlow
The Lone Ranger de Gore Verbinski
This is the end de Seth Rogen et Evan Goldberg

Je n’ai pas tout vu dans cette liste, et je ne suis pas forcément d’accord pour le reste. L’incontournable Gravity, en tout cas, est présent, de même que le nouveau Woody Allen, Blue Jasmine, dont on dit beaucoup de bien. Plus étonnant, The Lone Ranger, voir un aussi gros blockbuster dans un top 10 de Tarantino est plutôt étonnant. Mais je suis plutôt d’accord avec lui dans le sens ou Verbinski a signé ici un western monstrueusement divertissant, aux scènes d’action ébouriffantes et remplies de gags, avec un ton assez irrévérencieux pour un film Disney. This is the end, que j’ai vu récemment, est une bonne comédie de potes comme on les aime. Là où par contre je suis en total désaccord, c’est sur Kick Ass 2. Si le premier était très sympa et rafraîchissant, le second est le blockbuster le plus ignoble qu’il m’ait été donné de voir cette année, avec Insaisissables. Humour vulgaire, scènes d’action très pauvres, dialogues qui tombent à plat, acteurs en roue libre, je ne comprends pas comment Tarantino a pu l’apprécier. Il a du boire avant de le voir… Cela dit l’année n’est pas encore terminée et nous aurons bien l’occasion, nous autre gens ordinaires, d’affiner notre top 10 2013 avant de commencer une nouvelle année ciné !

Dossier : Gravity

Le 23 octobre sort sur les écrans français le nouveau film d’Alfonso Cuaron, talentueux réalisateur de Children of Men. Précédé de critiques élogieuses et enthousiastes, ce film pourrait bien marquer un tournant dans le monde du cinéma à effets spéciaux. Voici mon petit tour d’horizon du projet ici : gravity-banner

Christian Bale : Out of the Furnace

Depuis la sortie de The Dark Knight Rises et, donc, la conclusion de la trilogie de Nolan consacrée au Dark Knight, on ne peut pas dire que Christian Bale ait pris le temps de se reposer, vu le nombre de projets sur lesquels il est annoncé. Citons entre autres un film de Terrence Malick, Knights of Cup, dans lequel il partagerait l’affiche avec Nathalie Portman, mais dont on ne connait ni la date de sortie ni le sujet, comme souvent avec les films mystère de Malick. Projet plus concret, Exodus, le nouveau Ridley Scott, qui a même une date de sortie, le 10 décembre 2014. Le film racontera l’histoire de Moïse, que Bale incarnera, aux côtés de Joel Edgerton, John Turturro, Sigourney Weaver, Ben Kingsley et Aaron Paul (le Jesse Pinkman de Breaking Bad).

Mais pour le moment, intéressons-nous aux deux films les plus proches de nous sur le calendrier.

Out of the Furnace (littéralement Hors du Four) est le nouveau film du réalisateur de Crazy Heart, Scott Cooper, qui valut un oscar à Jeff Bridges et reçut celui de la meilleure chanson. Dans une ville appauvrie de la « Rust Belt » (ceinture du nord-est américain où l’industrie s’est effondrée), Rodney (Casey Affleck) est un ancien soldat qui se fait de l’argent dans des combats de boxe clandestins. Mais il se frotte un jour à la bande de Curtis (Woody Harrelson) et disparait. C’est là qu’entre en scène Russell, son frère (Christian Bale) qui va tout faire pour le retrouver. Le casting se complète de Forest Whitaker, Zoe Saldana, Willem Dafoe et Sam Shepard. Au vu des trailers, Scott Cooper à l’air de nous proposer un film assez âpre et violent, sur fond de crise économique, qui inspire forcément bon nombre de films noirs ces derniers temps (les très bons Killing Them Softly; Killer Joe…). Le film est prévu en novembre aux Etats-Unis, et le 26 février 2014 chez nous. Vu le casting et le sujet, moi, j’attends ça avec impatience !

Sortant un peu plus tard aux Etats-Unis (25 décembre) mais plus tôt chez nous (15 janvier 2014), American Hustle, de David O. Russel (Les Rois du Désert ou encore Fighter avec Christian Bale), raconte l’histoire de deux escrocs (Christian Bale, qui a encore joué avec son poids et Amy Adams) qui travaillent avec un agent du FBI (Bradley Cooper) pour infiltrer la Mafia du New Jersey dans le but de confondre des politiciens corrompus, l’un d’eux étant interprété par Jeremy Renner. L’histoire s’inspire de l’affaire Abscam, dans les années 70. Comme on peut le voir dans le premier trailer, le ton du film ne sera pas forcément très sérieux, ce qu’a confirmé Jeremy Renner.

Daniel Radcliffe sur Harry Potter : Pourquoi il voulait vraiment le role

Dans un entretien avec un journaliste réalisé pour la radio d’Entertainment Weekly, SirusXM, Daniel Radcliffe a révélé qu’il n’était pas à la base un grand fan des bouquins, et a avoué la véritable raison de son enthousiasme pour le rôle, à l’époque :

Je ne voulais vraiment pas aller à l’école. C’était la principale raison. Je n’aimais vraiment pas l’école et j’adorais être sur un plateau de tournage.

 

Car rappelons qu’avant d’être engagé pour incarner le personnage de JK Rowling, le tout jeune Daniel Radcliffe a campé David Copperfield dans un téléfilm du même nom, adaptation du roman de Dickens, en 1999, et est ensuite apparu dans Le Tailleur de Panama aux côtés de Pierce Brosnan, en 2001, année de sortie de Harry Potter à l’école des sorcier également.

Depuis le dernier Harry Potter, on peut voir Daniel Radcliffe aux côtés de Jon Hamm (Mad Men) dans une série télé diffusée sur la chaîne anglaise Sky Arts : A Young Doctor’s Notebook, adaptée d’une série de nouvelles d’un écrivain russe, Mikhail Bulgakov. Radcliffe y joue le Docteur Vladimir Bomgard jeune, qui fait ses premiers pas avec ses patients tandis que Jon Hamm joue le même personnage version adulte. L’originalité de la série réside dans le fait que ces deux versions du même personnage se côtoient à l’écran, la version adulte conseillant au fur et à mesure sa jeune version, sans toutefois pouvoir l’empêcher de finir drogué à la morphine. La première saison comporte 4 épisodes de 25 minutes et la seconde saison devrait être diffusée en 2014. Voici d’ailleurs la bande annonce :

 

On pourra aussi le retrouver au cinéma dans le film Kill Your Darlings qui n’a pas encore de date de sortie en France, dans lequel il incarne Allen Ginsberg, poète américain membre fondateur de la Beat Generation. Le film se base sur les relations qui unissaient Ginsberg, Jack Kerouac et Lucien Carr, qui fut condamné pour avoir assassiné son amant David Kammerer. On retrouve dans le film Dans DeHaan (Chronicle, The Place Beyond The Pine) dans le rôle de Carr ou encore Michael C. Hall (Six Feet Under, Dexter) dans celui de David Kammerer. Le film a été projeté et sélectionné dans les festivals de Sundance, Venise et Toronto.

 

Robocop, le nouveau costume

20120915-210114.jpg

Voici ci-dessus une photo prise sur le tournage du reboot de Robocop, que réalise José Padilha.
Dur de se faire une idée comme ça, il faudra attendre de le voir en action, mais il est assez différent de l’original.

Le casting est composé de Joel Kinnaman dans le rôle d’Alex Murphy/Robocop, ainsi que de Gary Oldman, Michael Keaton, Samuel L Jackson, Jackie Earle Haley…

La sortie est prévue en août 2013

Skyfall, poster et generique

À mesure que la sortie du nouveau James Bond, Skyfall, se rapproche, de petites infos tombent de ci de là sur le net.

Déjà, un nouveau poster :

20120914-222031.jpg

Épuré et efficace.

Ensuite, des rumeurs insistantes qui tendent à se confirmer annoncent que la chanteuse Adele enregistrera la traditionnelle chanson du générique d’ouverture, rejoignant des artistes tels que Paul McCartney, Tina Turner, Madonna ou encore Jack White/Alicia Keys entre autres.

Pour rappel, le pitch :

La loyauté de l’agent 007 envers M est mise à rude épreuve quand son passé revient la hanter. Alors que le MI6 est attaqué, James Bond doit traquer et détruire la menace, à n’importe quel prix…

Réalisé par Sam Mendes (American Beauty, Les Sentiers de la Perdition, Les Noces Rebelles), avec pour la 3ème fois dans le rôle de James Bond, Daniel Craig.
Ralph Fiennes, Javier Bardem, Naomie Harris complètent le casting, ainsi que Ben Whishaw dans le rôle du nouveau Q.
Judi Dench revient à nouveau dans le rôle de M.

Sortie le 26 octobre 2012.

Un film, un morceau

Aujourd’hui, un morceau extrait de la bande originale du film Réservoir Dogs.

On le sait, les films de Tarantino sont de véritables nids de pépites musicales. Il n’a pas son pareil pour dénicher LE morceau qui va coller parfaitement à la scène, avec une sérieuse tendance 70’s, rock, funk ou soul.

Le morceau suivant, Stuck in the middle with you, est un morceau des Stealers Wheel, un groupe de rock écossais qui n’a produit que 3 albums.

La particularité de ce morceau dans le film, c’est que Tarantino en a fait un son diététique, c’est à dire un son qui fait partie de l’environnement des personnages, un son qu’ils peuvent donc entendre.
En effet le personnage de Michael Madsen danse un peu dessus avant de charcuter le pauvre flic retenu prisonnier. Le son sort d’une radio et il se coupe quand le personnage sort de l’entrepôt ou on peut l’entendre.
Ça permet au réalisateur de rythmer sa scène comme il sait merveilleusement le faire avec les sons qu’il aime, mais aussi à caractériser son personnage, lui donnant une touche de sadisme, de folie en plus en le voyant torturer une personne tout en dansant.

Le Film A Voir De La Semaine : L Echelle de Jacob

Inauguration d’une nouvelle rubrique, Le Film à Voir de la semaine, dont le but est de faire découvrir ou de parler de films, connus ou méconnus, mais toujours intéressants à voir ou à revoir.

Aujourd’hui : L’Echelle de Jacob, d’Adrian Lyne (9 semaines 1/2, Liaison Fatale…) sorti en 1990

Image

Jacob, un new-yorkais employé des postes, est surpris par d’étranges cauchemars pendant ses journées. Il se retrouve plongé dans des endroits inconnus et fait face à d’étranges personnes plus effrayantes les unes que les autres. Il est aussi victime de flashbacks, et revit ainsi son service au Viêt Nam, ou la mort de son fils quelques années auparavant. Ces souvenirs troublants le hantent jour après jour. C’est petit à petit que la folie s’empare de Jacob, dont il va tenter de sortir avec l’aide de sa petite amie Jezebel.

Intéressant à voir, déjà parce que L’Echelle de Jacob, comme avant lui Angel Heart d’Alan Parker en 1987, lancèrent la mode des films à twist final, ce genre de films où la dernière scène, ou la dernière partie, balance une explication totalement inattendue et qui change toute la compréhension du film.

Ce qui est autrement plus intéressant, ce sont ces cauchemars, ces visions, vécus par le personnage principal, Jacob Singer, joué par Tim Robbins (Les Evadés).

Le film nous perd entre réalité et cauchemar, à ce point que l’on a pas d’autres choix que celui d’être aussi perdu que lui. On se demande ensuite, pour tenter de comprendre le film, quel est son thème : est-ce la folie post-traumatique ? Le personnage rêve souvent de ses années au Viet-Nam, pendant la guerre. Ou peut-être la douleur d’un père suite à la mort de son fils, traumatisme qui aurait depuis lors régenté sa vie jusqu’à sa descente aux enfers ?

Il faudra bien attendre la fin de ce film labyrinthique, dans lequel on aimera se perdre, pour trouver l’explication.

Et comme c’est bien joué et bien mené, que c’est souvent choquant ou effrayant, on restera accroché jusqu’au bout.

On s’amusera aussi à reconnaitre Macaulay Culkin (Maman j’ai raté l’avion) dans un rôle non crédité au générique.