Beetlejuice, la suite !

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Le projet date de 1990, Tim Burton engagea alors le scénariste Jonathan Gems pour écrire une suite qui se déroulerait à Hawaii : Beetlejuice Goes Hawaiian, Michael Keaton et Winona Ryder étaient partants à la condition que Burton réalise de nouveau le film. Mais celui-ci était trop accaparé par la production de Batman, Le Défi et le projet fut mis de côté.
En 2011, la Warner engage le scénariste Seth Grahame-Smith pour écrire un nouveau scénario.

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Hier le site The Wrap nous apprend que le réalisateur est officiellement en pourparlers avec la Warner pour enfin diriger cette suite. Grahame-Smith (auteur du livre Abraham Lincoln : Vampire Hunter et scénariste du dernier film de Burton : Dark Shadows) écrira donc cette suite dont on ne connaît pour l’instant pas la trame.
La grande inconnue reste l’agenda de Burton qui est rattaché à deux autres projets : il devait adapter le roman de Ransom Riggs : Miss Peregrine s Home for Peculiar Children mais rien n’est moins sûr maintenant et il pourrait laisser sa place de réalisateur sur ce film.

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Son prochain film cependant pourrait être le film Big Eyes, un biopic sur le peintre Margaret Keane avec Amy Adams et Christoph Waltz, mais encore une fois rien est sûr et Burton pourrait très bien bousculer son agenda pour pouvoir réaliser la suite de Beetlejuice en premier.
Il est intéressant de noter que, à part ce projet là, il n’existe qu’une suite dans toute la filmographie de Burton, c’est Batman Le Défi, celui là même qui l’empêcha de concrétiser la suite de Beetlejuice. Dans ce cas là, c’était plutôt une bonne idée car le film s’est révélé bien meilleur que le premier, le studio ayant laissé Burton plus libre d’offrir sa vision. Il en résulte un film plus sombre et poétique sur la dualité et l’acceptation de la différence.
Dans le cas de Beetlejuice, on peut se poser la question de la légitimité d’une suite. Attendons de voir en tout cas !

Et pour patienter, revoyons la géniale scène du dîner dans laquelle les protagonistes se mettent à chanter, possédés, la Banana Boat Song de Harry Belafonte :

Superman : Tournage et court metrage pour les 75 ans

Premièrement, le film de Zack Snyder, provisoirement intitulé Batman Vs Superman et attendu en 2015, commence son tournage ce weekend à Los Angeles. Il s’agira d’une scène de stade, pendant un match de football américain qui oppose l’équipe de l’université de Gotham City à celle de l’université de Metropolis. La scène se déroulera, dans le film, à Gotham City. Les deux personnages principaux n’apparaissent pas pour l’instant.

Ensuite, pour les 75 ans de Superman, Zack Snyder s’est associé à Bruce Timm (responsable de la série Batman, The Animated Serie ou encore Superman ou Justice League) pour créer un court-métrage de 2 minutes reprenant les couvertures de comics les plus iconiques et les différentes incarnations du personnage : comics, séries, films etc… On y retrouve le célèbre thème de John Williams puis celui de Hans Zimmer.
Le film fut diffusé en exclusivité sur le site d’Entertainment Weekly, et sortira en bonus sur le Blu Ray du film Man Of Steel, le 23 octobre en France.

Trailer : Monuments Men, de George Clooney

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Deux ans après la sortie de son dernier film, Les Marches du Pouvoir, George Clooney revient derrière la caméra avec un drame historique, Monuments Men.
Le film s’inspire du livre de Robert M Edsel, Monuments Men et raconte l’histoire d’un groupe d’hommes assemblé par le général Eisenhower chargé de suivre les Alliés pour récupérer les œuvres d’art volés par les nazis.
Le film possède un casting assez impressionnant : outre George Clooney lui même, on retrouve Matt Damon, John Goodman, Bill Murray, Cate Blanchett et Jean Dujardin, qui a rencontré Clooney lors de la cérémonie des oscars qui l’a consacré meilleur acteur pour le film The Artist. Clooney derrière la caméra, un très bon casting et un épisode passionnant de la 2nde Guerre Mondial… Moi j’ai hâte !

C est La Fin, de Seth Rogen et Evan Goldberg

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Six acteurs, réalisateurs et scénaristes américains, sortant tous de l’écurie Judd Apatow se retrouvent coincés en pleine apocalypse. Voici donc Seth Rogen (qui réalise le film avec Evan Goldberg, scénariste de Délire Express avec Seth Rogen et James Franco, de David Gordon Green et produit par Judd Apatow), Jay Baruchel (qu’on a vu dans En Cloque Mode d’Emploi de Judd Apatow avec Seth Rogen), Danny McBride (Délire Express, Votre Majesté de David Gordon Green, tous deux avec James Franco), Craig Robinson (apparition dans En Cloque Mode d’Emploi, Délire Express), Jonah Hill (En Cloque Mode d’Emploi, Supergrave produit par Apatow et écrit par Rogen et Goldberg, Funny People de Judd Apatow) et James Franco (En Cloque Mode d’Emploi, Délire Express).

Bref, tout ce petit monde se connaît, ils ont travaillé à plusieurs reprises ensemble et ont, à un moment ou un autre de leur carrière, le scénariste/producteur/réalisateur Judd Apatow en commun.
Le point de départ du film, c’est une fête chez James Franco, qui vient de refaire sa maison. On y croise un tas de célébrités venues jouer leur propre rôle, comme Rihanna, Michael Cera (comme on ne l’a jamais vu), Jason Segel ou encore Emma Watson (qui a un rôle un peu plus important d’ailleurs). Jusqu’au moment où une véritable apocalypse s’abat sur Hollywood, tuant presque tout le monde sauf les 6 acteurs (et d’autres survivants surprise). Ils restent donc enfermés chez Franco, de peur des créatures de l’enfer qui rodent dehors, et tentent de s’organiser pour économiser les vivres. C’est clairement un film de potes, rempli de blagues très référencées qui peuvent laisser indifférent pour qui ne connaît aucun de ces acteurs, même si les dialogues sont souvent drôles et la caricature jamais très loin. Bien évidemment, les égos resurgissent, à l’image de Jonah Hill très content de lui d’avoir réussi un tournant plus dramatique dans sa carrière après avoir été nommé à l’oscar pour Le Stratège. Le film risque à tout moment le trop plein de narcissisme, mais les acteurs réussissent à le désamorcer en se moquant gentiment d’eux mêmes. Mais il n’empêche, au final, que l’on se demande si le film n’est pas un peu vain, et s’il n’était pas destiné à la base à rester dans la dvdthèque de ces acteurs, comme un énorme film de vacances amélioré. Mais, après tout, on passe un bon moment et le final est assez délirant.

Le Top 10 2013 de Tarantino

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L’homme est coutumier du fait. En bon cinéphile qu’il est, on l’imagine très bien passer, quand il ne tourne pas, son temps dans les salles de ciné. Il a du voir beaucoup de films cette année, à nouveau, et il nous offre aujourd’hui son top 10, pour l’instant. A noter qu’il n’y a pas d’ordre de classement, ils sont donc rangés par ordre alphabétique :

Afternoon Midnight de Jill Soloway
Before Midnight de Richard Linklater
Blue Jasmine de Woody Allen
The Conjuring de James Wan
Drinking Buddies de Joe Swanberg
Frances Ha de Noah Baumbach
Gravity de Alfonso Cuaron
Kick Ass 2 de Jeff Wadlow
The Lone Ranger de Gore Verbinski
This is the end de Seth Rogen et Evan Goldberg

Je n’ai pas tout vu dans cette liste, et je ne suis pas forcément d’accord pour le reste. L’incontournable Gravity, en tout cas, est présent, de même que le nouveau Woody Allen, Blue Jasmine, dont on dit beaucoup de bien. Plus étonnant, The Lone Ranger, voir un aussi gros blockbuster dans un top 10 de Tarantino est plutôt étonnant. Mais je suis plutôt d’accord avec lui dans le sens ou Verbinski a signé ici un western monstrueusement divertissant, aux scènes d’action ébouriffantes et remplies de gags, avec un ton assez irrévérencieux pour un film Disney. This is the end, que j’ai vu récemment, est une bonne comédie de potes comme on les aime. Là où par contre je suis en total désaccord, c’est sur Kick Ass 2. Si le premier était très sympa et rafraîchissant, le second est le blockbuster le plus ignoble qu’il m’ait été donné de voir cette année, avec Insaisissables. Humour vulgaire, scènes d’action très pauvres, dialogues qui tombent à plat, acteurs en roue libre, je ne comprends pas comment Tarantino a pu l’apprécier. Il a du boire avant de le voir… Cela dit l’année n’est pas encore terminée et nous aurons bien l’occasion, nous autre gens ordinaires, d’affiner notre top 10 2013 avant de commencer une nouvelle année ciné !

Dossier : Gravity

Le 23 octobre sort sur les écrans français le nouveau film d’Alfonso Cuaron, talentueux réalisateur de Children of Men. Précédé de critiques élogieuses et enthousiastes, ce film pourrait bien marquer un tournant dans le monde du cinéma à effets spéciaux. Voici mon petit tour d’horizon du projet ici : gravity-banner

Christian Bale : Out of the Furnace

Depuis la sortie de The Dark Knight Rises et, donc, la conclusion de la trilogie de Nolan consacrée au Dark Knight, on ne peut pas dire que Christian Bale ait pris le temps de se reposer, vu le nombre de projets sur lesquels il est annoncé. Citons entre autres un film de Terrence Malick, Knights of Cup, dans lequel il partagerait l’affiche avec Nathalie Portman, mais dont on ne connait ni la date de sortie ni le sujet, comme souvent avec les films mystère de Malick. Projet plus concret, Exodus, le nouveau Ridley Scott, qui a même une date de sortie, le 10 décembre 2014. Le film racontera l’histoire de Moïse, que Bale incarnera, aux côtés de Joel Edgerton, John Turturro, Sigourney Weaver, Ben Kingsley et Aaron Paul (le Jesse Pinkman de Breaking Bad).

Mais pour le moment, intéressons-nous aux deux films les plus proches de nous sur le calendrier.

Out of the Furnace (littéralement Hors du Four) est le nouveau film du réalisateur de Crazy Heart, Scott Cooper, qui valut un oscar à Jeff Bridges et reçut celui de la meilleure chanson. Dans une ville appauvrie de la « Rust Belt » (ceinture du nord-est américain où l’industrie s’est effondrée), Rodney (Casey Affleck) est un ancien soldat qui se fait de l’argent dans des combats de boxe clandestins. Mais il se frotte un jour à la bande de Curtis (Woody Harrelson) et disparait. C’est là qu’entre en scène Russell, son frère (Christian Bale) qui va tout faire pour le retrouver. Le casting se complète de Forest Whitaker, Zoe Saldana, Willem Dafoe et Sam Shepard. Au vu des trailers, Scott Cooper à l’air de nous proposer un film assez âpre et violent, sur fond de crise économique, qui inspire forcément bon nombre de films noirs ces derniers temps (les très bons Killing Them Softly; Killer Joe…). Le film est prévu en novembre aux Etats-Unis, et le 26 février 2014 chez nous. Vu le casting et le sujet, moi, j’attends ça avec impatience !

Sortant un peu plus tard aux Etats-Unis (25 décembre) mais plus tôt chez nous (15 janvier 2014), American Hustle, de David O. Russel (Les Rois du Désert ou encore Fighter avec Christian Bale), raconte l’histoire de deux escrocs (Christian Bale, qui a encore joué avec son poids et Amy Adams) qui travaillent avec un agent du FBI (Bradley Cooper) pour infiltrer la Mafia du New Jersey dans le but de confondre des politiciens corrompus, l’un d’eux étant interprété par Jeremy Renner. L’histoire s’inspire de l’affaire Abscam, dans les années 70. Comme on peut le voir dans le premier trailer, le ton du film ne sera pas forcément très sérieux, ce qu’a confirmé Jeremy Renner.

Daniel Radcliffe sur Harry Potter : Pourquoi il voulait vraiment le role

Dans un entretien avec un journaliste réalisé pour la radio d’Entertainment Weekly, SirusXM, Daniel Radcliffe a révélé qu’il n’était pas à la base un grand fan des bouquins, et a avoué la véritable raison de son enthousiasme pour le rôle, à l’époque :

Je ne voulais vraiment pas aller à l’école. C’était la principale raison. Je n’aimais vraiment pas l’école et j’adorais être sur un plateau de tournage.

 

Car rappelons qu’avant d’être engagé pour incarner le personnage de JK Rowling, le tout jeune Daniel Radcliffe a campé David Copperfield dans un téléfilm du même nom, adaptation du roman de Dickens, en 1999, et est ensuite apparu dans Le Tailleur de Panama aux côtés de Pierce Brosnan, en 2001, année de sortie de Harry Potter à l’école des sorcier également.

Depuis le dernier Harry Potter, on peut voir Daniel Radcliffe aux côtés de Jon Hamm (Mad Men) dans une série télé diffusée sur la chaîne anglaise Sky Arts : A Young Doctor’s Notebook, adaptée d’une série de nouvelles d’un écrivain russe, Mikhail Bulgakov. Radcliffe y joue le Docteur Vladimir Bomgard jeune, qui fait ses premiers pas avec ses patients tandis que Jon Hamm joue le même personnage version adulte. L’originalité de la série réside dans le fait que ces deux versions du même personnage se côtoient à l’écran, la version adulte conseillant au fur et à mesure sa jeune version, sans toutefois pouvoir l’empêcher de finir drogué à la morphine. La première saison comporte 4 épisodes de 25 minutes et la seconde saison devrait être diffusée en 2014. Voici d’ailleurs la bande annonce :

 

On pourra aussi le retrouver au cinéma dans le film Kill Your Darlings qui n’a pas encore de date de sortie en France, dans lequel il incarne Allen Ginsberg, poète américain membre fondateur de la Beat Generation. Le film se base sur les relations qui unissaient Ginsberg, Jack Kerouac et Lucien Carr, qui fut condamné pour avoir assassiné son amant David Kammerer. On retrouve dans le film Dans DeHaan (Chronicle, The Place Beyond The Pine) dans le rôle de Carr ou encore Michael C. Hall (Six Feet Under, Dexter) dans celui de David Kammerer. Le film a été projeté et sélectionné dans les festivals de Sundance, Venise et Toronto.

 

Simpsons Horror Show : Le generique de Guillermo Del Toro

Dimanche sera diffusé sur la Fox l’épisode spécial Halloween des Simpsons : The Simpsons Treehouse of Horror XXIV et, à cette occasion, le réalisateur Guillermo Del Toro est venu faire le générique du show. Et cela donne 2 minutes 55 de pur délire fantastique où se croisent les créatures des films du réalisateur (Hellboy, Le Labyrinthe de Pan, Blade) mais aussi plein d’autres du cinéma de genre (Phantom of The Paradise, Shining, Les Oiseaux etc…).
A voir ici :

A noter aussi que Al Jean, l’un des producteurs de la série, a annoncé dans une interview au Sun News que l’un des personnages principaux va mourir dans cette 25ème saison. S’il n’a pas donné de noms, il a quand même laissé entendre que l’acteur qui lui prête sa voix à gagné un Emmy pour sa prestation dans la série.
To be continued…

Breaking Bad : Fins Alternatives

SPOILERS ALERT

Pour finir leur série, et arriver à cette conclusion que l’on connaît maintenant, Vince Gilligan et ses scénaristes sont forcément passé par plusieurs idées de fin. Le créateur de la série s’est confié à Entertainment Weekly dernièrement et a révélé plusieurs autres fins envisagées pour clôturer Breaking Bad :

Nous ne ressentions pas une absolue nécessité de faire mourir Walt à la fin. On sentait dans nos tripes que c’était ce qu’il fallait faire. Au fur et à mesure que les scénaristes et moi-même travaillons sur différentes possibilités, ça nous a semblé le plus juste, mais je ne pense pas que c’était une nécessité pour nous. Il y avait une version où Walt est l’unique survivant, et toute sa famille est détruite. Ça aurait été une fin très puissante mais une fin trop brutale pour les spectateurs. On a parlé aussi d’une version où Jesse tue Walt. On a parlé d’une version où Walt s’en sort plus ou moins.

Et il continue :

Quand on a senti qu’on l’avait, on l’a écrite, et je suppose que nos tripes nous ont fait sentir que ce serait satisfaisant pour Walt d’avoir au moins commencé à se racheter pour sa vie et pour toute la tristesse vécue par sa famille et ses amis. Walt ne se rachètera jamais. Il est allé trop loin sur la route de la damnation. Je pense que, plus important pour lui encore, est le fait qu’il a accomplit ce qu’il voulait accomplir dans le premier épisode : laisser à sa famille un paquet d’argent.

Il revient aussi sur la fin « ouverte » de Jesse :

Nous avons toujours senti que le public voulait que Jesse s’en sorte. Et il appartient au spectateur de décider ce qu’il advient de lui ensuite. Certains vont penser : « Ok, il a sûrement fait 2 km avant de se faire choper par les flics. » Mais je préfère croire qu’il s’en sort, et il a un long chemin avant de se remettre de tout ça, dans le sens ou être prisonnier dans une cage pendant 6 mois et être battu sur chaque cm2 de son corps et regarder Andréa se faire abattre. Toutes ces choses terribles dont il a été témoin vont lui laisser des cicatrices permanentes, mais le romantique en moi veut croire qu’il s’en sort et s’enfuit en Alaska, et a une vie paisible avec la nature.

On peut donc voir que, avant d’arriver sur cette fin maintenant évidente pour tout le monde, les scénaristes ont quand même tâtonné. Personnellement, je suis totalement satisfait de la fin actuelle. On peut trouver qu’il manque d’une prise de risque, mais il n’est déjà pas évident de terminer correctement une série. Et cet épisode de conclusion, qui revêt la forme d’un épisode d’adieux, dans le parcours de Walt qui visite chaque personnage important du show et lui apporte sa fin, symbolique ou réelle, reste la plus belle fin que l’on pouvait espérer pour cette excellente série qui manquera.

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