L autre Hitchcock, l affiche

Il y a quelques temps je postais ici le teaser du téléfilm de la chaîne HBO, The Girl, dans lequel Toby Jones joue le rôle du maître du suspense.

Aujourd’hui nous pouvons découvrir la première affiche de l’autre film sur Hitchcock, intitulé…. Hitchcock !

Cette fois c’est Anthony Hopkins qui se glisse dans la peau du réalisateur, sous la direction de Sacha Gervasi (scénariste, entre autres, du Terminal de Spielberg).

L’histoire est inspirée par les véritables coulisses du tournage de Psychose, adaptée d’un livre de Stephen Rebello. On y retrouvera aussi Scarlett Johansson en Janet Leigh et Jessica Biel en Vera Miles.

Le film devrait sortir en fin d’année.

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Avis : Des Hommes Sans Loi

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Oh, tiens, un nouveau film de John Hillcoat. Et se déroulant pendant cette fameuse époque de la prohibition, qui inspira déjà bon nombre de films et même récemment une série TV (Boardwalk Empire).

De Hillcoat, j’avais beaucoup aimé The Proposition, très bon western entre violence et mélancolie, avec Guy Pearce.

J’avais aussi aimé, dans une moindre mesure, La Route, avec Viggo Mortensen.

J’étais donc curieux de voir son nouveau film, d’autant plus qu’il réunit les excellents Tom Hardy et Gary Oldman (après The Dark Knight Rises). Je ne parle pas de Shia LaBeouf vu que pour l’instant j’ai toujours eu du al avec cet acteur (peut-être parce que sa seule présence m’a piraté le dernier Indy…).

Effectivement au niveau du film de gangsters, Des hommes sans loi n’apporte pas grand chose de nouveau, c’est plutôt classique même. C’est classique, mais très bien mené. Cette histoire de 3 frères réputés invincibles qui se battent seuls contre tous pour continuer leur business aurait pu très vite devenir inintéressante s’il n’y avait pas la dimension humaine, toujours assez présente dans les films de Hillcoat.

Car il faut le dire c’est même plutôt émouvant, et la vraie surprise du film, c’est de m’avoir enfin ouvert les yeux sur la crédibilité de LaBeouf en tant qu’acteur. Dans le rôle du jeune dernier fragile mais qui a envie de faire ses preuves face à ses deux brutes de frangins, il est toujours dans le ton juste et provoque assez facilement l’empathie du spectateur. Et heureusement d’ailleurs vu que c’est quand même lui le personnage principal.

Tom Hardy lui est évidemment impeccable et crève l’écran, avec son accent de bouseux et sa carrure menaçante, sous laquelle on devine une âme sensible qu’il cache par tous les moyens.

Dans ce genre de films où les héros sont des hors la loi, on n’échappe pas à l’antagoniste un peu cinglé qui lui se trouve du bon côté de la loi. Il est ici campé avec bonheur par Guy Pearce, qu’on aime détester tout le long du film.

Gary Oldman aurait pu faire un méchant complètement cinglé, on le devine dans sa première apparition, mais son personnage n’est pas vraiment développé, du coup on reste un peu sur notre faim avec lui.

Jessica Chastain et Mia Wasikowska (Alice au pays des merveilles) complètent le casting et permettent à Tom Hardy et Shia LaBeouf de montrer leur côté sensible dans un film ou les relations entre ces frères et le monde extérieur sont plus importantes que la partie « gangster ».

Au final sans être le chef d’oeuvre du genre ou même le renouveau, Des Hommes Sans Loi se révèle quand même un très bon film dans le genre, qui touche parfois droit au coeur, qui sait être rude aussi et qui laisse de la place à ses acteurs (sauf à Gary Oldman, merde alors…).

A voir !

Un film, un morceau : Le Pacha

Cette semaine, un film de Georges Lautner sorti en 1968 : Le Pacha.

Tiré du roman de Jean Laborde, le scénario est co-écrit avec Michel Audiard et Albert Simonin, qui ont aussi travaillé sur Les Tontons Flingueurs et Les Barbouzes, réalisés également par Georges Lautner.

On retrouve dans ce film Jean Gabin dans le rôle principal, un habitué des dialogues d’Audiard (par exemple Un Singe en Hiver d’Henri Verneuil.

C’est donc évidemment l’occasion de retrouver des dialogues d’anthologie signés par le maître, dont la célèbre réplique : « Je pense que le jour où on mettra les cons sur orbite, t’as pas fini de tourner ».

Le pitch : Le commissaire Joss est douloureusement affecté par la mort de son collègue Gouvion, survenue au cours d’un hold-up. Pour venger son ami, il invente le coup du siècle : il met deux bandes sur la même affaire et les laisse s’entretuer. Une fois le Milieu parisien épuré, Joss partira à la retraite, le coeur apaisé.

Jean Gabin dans le film n’arrête pas de parler de son « pote » en des termes peu élogieux, le traitant de con à toutes les sauces, l’empereur des cons même. D’où l’intervention du morceau de Gainsbourg, Requiem pour un con, qu’on entend plusieurs fois dans le film. Le personnage de Jean Gabin va même jusqu’à aller interroger un suspect qui joue de la contrebasse pendant l’enregistrement du morceau, ce qui nous vaut une apparition de Gainsbourg lui même dans son propre rôle.

Le morceau n’a pas été écrit pour le film puisqu’il est sorti l’année d’avant, mais il colle tellement bien à ce très bon film de Lautner que c’est presque tout comme…

 

Robocop, le nouveau costume

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Voici ci-dessus une photo prise sur le tournage du reboot de Robocop, que réalise José Padilha.
Dur de se faire une idée comme ça, il faudra attendre de le voir en action, mais il est assez différent de l’original.

Le casting est composé de Joel Kinnaman dans le rôle d’Alex Murphy/Robocop, ainsi que de Gary Oldman, Michael Keaton, Samuel L Jackson, Jackie Earle Haley…

La sortie est prévue en août 2013

Skyfall, poster et generique

À mesure que la sortie du nouveau James Bond, Skyfall, se rapproche, de petites infos tombent de ci de là sur le net.

Déjà, un nouveau poster :

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Épuré et efficace.

Ensuite, des rumeurs insistantes qui tendent à se confirmer annoncent que la chanteuse Adele enregistrera la traditionnelle chanson du générique d’ouverture, rejoignant des artistes tels que Paul McCartney, Tina Turner, Madonna ou encore Jack White/Alicia Keys entre autres.

Pour rappel, le pitch :

La loyauté de l’agent 007 envers M est mise à rude épreuve quand son passé revient la hanter. Alors que le MI6 est attaqué, James Bond doit traquer et détruire la menace, à n’importe quel prix…

Réalisé par Sam Mendes (American Beauty, Les Sentiers de la Perdition, Les Noces Rebelles), avec pour la 3ème fois dans le rôle de James Bond, Daniel Craig.
Ralph Fiennes, Javier Bardem, Naomie Harris complètent le casting, ainsi que Ben Whishaw dans le rôle du nouveau Q.
Judi Dench revient à nouveau dans le rôle de M.

Sortie le 26 octobre 2012.

Trailer : The Girl

Voici un trailer pour le téléfilm HBO The Girl, réalisé par Julian Jarrold (Becoming Jane) avec Toby Jones (Harry Potter et la chambre des secrets, La Taupe) dans le rôle d’Alfred Hitchcock et Sienna Miller dans le rôle de Tippi Hedren, star du film Les Oiseaux.
Le téléfilm sera diffusé le 20 octobre et s’attachera à reconstituer les rapports difficiles entre le maître du suspense et son actrice pendant le tournage du film Les Oiseaux
En attendant le biopic prévu en février 2013 avec Anthony Hopkins dans le rôle du réalisateur.

Le film a voir de la semaine : Les Predateurs, de Tony Scott

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Un film un peu oublié de la filmographie du regretté (enfin ça dépend des points de vue) Tony Scott.

C’était d’ailleurs son premier long métrage, qui a faillit être réalisé par Alan Parker (The Wall). A l’époque, c’était un jeune réalisateur issu de la pub, ce qui se ressent d’ailleurs dans son découpage.

Les Prédateurs (Hunger en anglais) est une adaptation d’une nouvelle de Whitley Strieber. Le film raconte l’histoire de Miriam (Catherine Deneuve), vampire établit à New York et son compagnon, John (David Bowie), vampire lui aussi mais qui est atteint d’une maladie du sang et va se mettre à vieillir en accéléré.

Miriam va rencontrer Sarah (Susan Sarandon), docteur spécialiste du vieillissement et qui fait des expériences sur des singes, qui est intrigué par l’état de John. Miriam va jeter son dévolu sur elle.

Loin des films nerveux auxquels on est habitué quand on pense à Tony Scott, il règne ici une ambiance sulfureuse et légèrement glauque. Le montage est très « cut » pour l’époque, la patte de Tony Scott, mais le film prend son temps pour raconter son histoire. Les vampires ne sont pas traités de façon caricaturales, au contraire il s’agit plutôt ici de s’en servir pour livrer une réflexion sur l’immortalité. Mais pourtant, ceux-là sont amoureux de la chair et du sang. Réflexion sur l’amour aussi, l’amour éternelle « pour toujours et toujours » est-il possible ?
David Bowie, qui l’année d’avant était à l’affiche du film Furyo, se révèle être un bon acteur à la beauté froide et distante en harmonie avec celle tout aussi froide et distante de Catherine Deneuve.

Un film qui mérite d’être vu, car c’est peut-être l’un des meilleurs de feu Tony Scott.

Avis express : Le Secret de Pascal Laugier

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Troisième long métrage du réalisateur français Pascal Laugier, après Saint Ange en 2003 et le controversé et gore Martyrs en 2008, Le Secret est son 2 eme film tourné au Canada, mais cette fois avec un casting américain, mené par Jessica Biel.
Le film se déroule dans une petite ville, Cold Rock, qui fait face à un problème inquiétant : ses enfants disparaissent un à un et ne sont jamais retrouvés.
Les habitants semblent croire à une légende urbaine qui veut que ce soit un mysterieux boogeyman, le « Tall Man », qui soit a l’origine de ces disparitions.
Jusqu’au jour ou Julia (Jessica Biel), voit son fils de 6 ans se faire kidnapper sous ses yeux.

Le problème du film ne vient pas tellement de son point de départ, qui promet assez de mystère pour tenir en haleine le spectateur.
Il vient en partie du manque d’empathie que l’on éprouve envers le personnage principal, joué par Jessica Biel.
Sans que cela soit de sa faute, en fait on est avec elle la première partie du film, mais ensuite le scénario installe trop d’ironie dramatique la concernant et créé une distance entre elle et le spectateur. Et cela au milieu du film.
Du coup, on se concentre sur la résolution du mystère, mais on nous donne les clefs trop tôt et la fin s’impose d’elle même dans l’esprit du spectateur avant même de l’avoir vue.
Au final on reste sur notre faim, au moins Martyrs, que l’on aime ou pas, était percutant.
Ici nous retiendrons le constat social fait par le film, qui pourrait prêter à débat si la chose n’était pas tellement énorme et absurde pour que l’on y croit…

Un film, un morceau

Aujourd’hui, un morceau extrait de la bande originale du film Réservoir Dogs.

On le sait, les films de Tarantino sont de véritables nids de pépites musicales. Il n’a pas son pareil pour dénicher LE morceau qui va coller parfaitement à la scène, avec une sérieuse tendance 70’s, rock, funk ou soul.

Le morceau suivant, Stuck in the middle with you, est un morceau des Stealers Wheel, un groupe de rock écossais qui n’a produit que 3 albums.

La particularité de ce morceau dans le film, c’est que Tarantino en a fait un son diététique, c’est à dire un son qui fait partie de l’environnement des personnages, un son qu’ils peuvent donc entendre.
En effet le personnage de Michael Madsen danse un peu dessus avant de charcuter le pauvre flic retenu prisonnier. Le son sort d’une radio et il se coupe quand le personnage sort de l’entrepôt ou on peut l’entendre.
Ça permet au réalisateur de rythmer sa scène comme il sait merveilleusement le faire avec les sons qu’il aime, mais aussi à caractériser son personnage, lui donnant une touche de sadisme, de folie en plus en le voyant torturer une personne tout en dansant.